Le patient a reçu des bridges sur implants et sur dents naturelles pour refaire toutes ses dents.
A noter 1 rejet d’implant. Le plan de traitement est resté le même. Témoignage à la fin des soins dentaires. Grands fumeurs attention !
Tabac et implant dentaire : ce que la science dit — et ce que ce témoignage confirme
Le cas de ce patient reflète un risque bien documenté par la recherche scientifique internationale : le tabagisme est aujourd’hui reconnu comme le premier facteur de risque en implantologie dentaire. Comme nombre de nos patients sont fumeurs, c’est un sujet important et nous avons voulu l’approfondir afin de porter à la connaissance des personnes fumeuses ces informations qui vont très certainement les faire réfléchir, prendre conscience et si possible arrêter de fumer.
Pour être totalement honnête, la personne qui écrit ce texte est un fumeur depuis 30 ans, avec 6 implants, dont 2 posés en 2010 et 4 en 2023. Pour le moment cela se passe bien mais la quantité de cigarettes est passée en dessous de 10 par jour pour éviter un rejet qui peut survenir à court terme comme sur le long terme.
Ce que les études montrent
Plusieurs méta-analyses publiées sur PubMed (site d’études scientifiques mondialement reconnu) font consensus. Une revue systématique portant sur 107 études et plus de 80 000 implants (Moraschini & Barboza, Int J Oral Maxillofac Surg, 2016) établit un taux d’échec de 6,35 % chez les fumeurs contre 3,18 % chez les non-fumeurs. Une méta-analyse plus récente (Naseri et al., J Clin Periodontol, 2020) confirme que les fumeurs de plus de 20 cigarettes par jour présentent un risque d’échec implantaire 2,45 fois supérieur à celui des non-fumeurs. D’autres travaux, dont la méta-analyse de Hinode et al. (Clin Oral Implants Res, 2006), rapportent un odds ratio de 2,17 — soit un risque plus que doublé. Dans les cas les plus défavorables (gros fumeurs, os de mauvaise densité, antécédents parodontaux), certaines études cliniques font état de taux d’échec pouvant atteindre 15 à 20 %.
Pourquoi le tabac compromet l’ostéointégration
Le mécanisme est vasculaire. La nicotine provoque une vasoconstriction des capillaires de la muqueuse buccale et du périoste (resserrement des vaisseaux sanguins) : l’apport en oxygène et en nutriments au site opératoire diminue, ce qui ralentit directement la phase d’ostéointégration — ce processus par lequel l’implant en titane cicatrise avec l’os de la mâchoire. En parallèle, le tabac altère la flore buccale, affaiblit la réponse immunitaire locale et favorise la péri-implantite, une infection chronique des tissus autour de l’implant qui peut conduire à sa perte à terme. L’os lui-même est affecté : le tabagisme chronique réduit la densité et la capacité de régénération de l’os, notamment au niveau de la mâchoire supérieur — zone anatomiquement plus poreuse et plus sensible que la mâchoire inférieure.
Ce qui s’est passé ici
Dans le cas présenté dans cette vidéo, 1 implant sur 14 a été rejeté, très probablement en raison du tabac. Le chirurgien a tenté de reposer un implant de diamètre plus large afin de compenser, mais l’os était trop peu dense pour assurer une stabilité primaire suffisante. La décision a donc été de maintenir le plan de traitement avec les 13 implants restants. Résultat : les bridges ont pu être posés normalement, le patient a pu témoigner sans douleur notable, et la fonctionnalité est au rendez-vous. Un rejet ne signifie pas l’échec de l’ensemble du traitement — mais il allonge le parcours et peut avoir un impact financier réel (nouvelle chirurgie, régénération osseuse éventuelle, délais supplémentaires).
Ce que cela change concrètement pour un fumeur qui envisage des implants
Le tabac n’est pas une contre-indication absolue. Les chirurgiens-dentistes posent régulièrement des implants chez des patients fumeurs, à condition d’une information claire et d’un protocole adapté. L’Afssaps recommande un arrêt complet du tabac 6 à 8 semaines avant l’intervention chirurgicale pour optimiser les conditions de cicatrisation. Après la pose, la phase critique s’étend sur 2 à 3 mois minimum : c’est la fenêtre pendant laquelle reprendre la cigarette expose le plus au risque de rejet. À long terme, le tabac reste un facteur aggravant de la péri-implantite et accélère la perte osseuse autour des implants. Réduire ou arrêter de fumer, c’est protéger son investissement — un implant perdu et à reposer augmente le coût initial du traitement.
Si vous êtes fumeur et que vous envisagez de refaire toutes vos dents en Hongrie, cette question sera abordée avec le chirurgien lors de votre consultation. Un plan adapté à votre situation peut être établi.
Vos questions sur l'implant dentaire et le tabac
Le tabac peut-il provoquer le rejet d’un implant dentaire ?
Oui, le tabagisme est l’un des principaux facteurs de risque d’échec. La nicotine réduit la vascularisation de l’os et ralentit l’ostéointégration. Un fumeur doit en être informé avant tout traitement implantaire.
Que se passe-t-il si un implant dentaire est rejeté ?
L’implant est retiré. Le chirurgien évalue si l’os permet de reposer un implant plus large ou si le plan doit être adapté. Dans la plupart des cas le reste du traitement peut continuer comme prévu.
Peut-on poser des implants dentaires si on est fumeur ?
Oui, mais avec un risque d’échec plus élevé. Arrêter ou réduire significativement le tabac avant et après la chirurgie améliore considérablement les chances de succès.
Combien de temps sans fumer après la pose d’un implant dentaire ?
Le minimum recommandé est de ne pas fumer pendant toute la phase de cicatrisation, soit au moins 2 à 3 mois après la pose. Plus la période d’arrêt est longue, meilleures sont les chances d’ostéointégration.
La cigarette électronique présente-t-elle les mêmes risques que la cigarette pour les implants ?
C’est souvent la première réaction des patients fumeurs : “Je vais passer à la vape avant l’intervention.” C’est une bonne intention, mais elle mérite d’être nuancée.
La cigarette électronique est moins agressive que le tabac classique — pas de combustion, moins de substances toxiques, impact réduit sur la flore buccale. Mais la nicotine reste présente dans la grande majorité des e-liquides, et c’est elle le problème principal : la vasoconstriction qu’elle provoque affecte l’ostéointégration (cicatrisation de l’implant avec l’os de la mâchoire) de la même façon, qu’elle soit inhalée via une cigarette ou une vape.
Les e-liquides sans nicotine sont une meilleure option, mais pas sans risque non plus : la vapeur elle-même peut irriter les muqueuses et perturber la cicatrisation des tissus mous (gencive) autour de l’implant.
Le patch nicotinique reste la solution recommandée pendant la phase post-opératoire critique — il délivre la nicotine sans aucun contact avec la cavité buccale ni effet sur la vascularisation locale (circulation du sang) des tissus.
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Page mise à jour le 17/04/2026
