Le suffixe « logie » signifie l’étude scientifique d’un sujet. Il s’agit donc de l’étude scientifique de l’implant. Cette discipline de la chirurgie dentaire, apparue en Hongrie dès les années 50, a connu un essor considérable dans les années 90. Depuis 2010, plusieurs millions d’implants sont posés par an dans le monde.

Informations générales sur l'implantologie dentaire en Hongrie

implantologie dentaire : déroulement, techniques pratiquées en Hongrie

Prothèse plurale de 3 dents sur 3 implants

Discipline très documentée scientifiquement, son excellent taux de réussite est de 95% à 15 ans (tout comme dans les autres pays d’Europe). Dans la majorité des cas, l’implant dentaire est la meilleure solution pour remplacer une ou des dents manquantes.

Dans le cadre du tourisme dentaire en Hongrie, le taux de réussite est encore plus élevé. En effet l’échec est encore plus contraignant pour un patient éloigné donc tout est fait  pour minimiser les risques.

L’intervention chirurgicale se déroule en 1 ou 2 phases, le suivi et l’adaptation sur plusieurs mois. La mise en place d’un implant dentaire s’effectue au cabinet, sous anesthésie locale ou sédation, plus rarement sous anesthésie générale.

Le budget pour un implant complet est 2 fois moindre qu’en France, Suisse et Belgique. Compter aux alentours de 450€ à 700€ pour le prix en fonction de la marque de l’implant. A cela il faut ajouter 100€ à 250€ pour le pilier suivant le type de fixation (scellé ou vissé) et la marque de l’implant. En ce qui concerne la couronne ou le bridge, c’est  200€ à 350€ par élément, la zircone étant la plus chère. Soit au total 730€ à 1200€ environ (En France 1500€ à 2500€).

Phase chirurgicale en implantologie dentaire

Le chirurgien dentiste incise la gencive le long de l’os de la mâchoire et en décolle une partie de l’os de la mâchoire (appelée lambeau). Il fait ensuite des forages de diamètres croissants (environ 2 à 3mm de diamètre et 8 à 12mm de profond) dans l’os de la mâchoire pour y visser ensuite l’implant dentaire.

Méthode suédoise en 2 temps chirurgicaux

Une fois l’implant en place, il reçoit une vis de couverture (aussi appelée vis de fermeture), le lambeau, partie de la gencive qui a été décollée de l’os, est suturé sur l’implant dentaire et sa vis de couverture, pour cela on dit aussi méthode « enfouie ».

Voici une vidéo montrant cette méthode, avec une greffe osseuse par ajout de matériau de comblement osseux (granulés blancs autour de l’implant) et pose d’une membrane pour recouvrir le site chirurgical.

Méthode suisse en 1 temps chirurgical

Sous certaines conditions la technique en 1 temps peut être pratiquée, réduisant l’intervention à une seule étape. Le chirurgien dentiste recouvre l’implant dentaire avec une vis de cicatrisation. Il suture ensuite le lambeau autour du col de l’implant, le laissant visible. S’en suivra la phase d’ostéointégration (3 à 4 mois suivant le cas).

Voici une vidéo montrant la pose d’une vis de cicatrisation de suite après la pose de l’implant, et la gencive qui cicatrise autour de la vis.

Il faut compter entre 10 et 15 minutes par implant, suivant la méthode et la complexité.

Phase d'ostéo-intégration

Ensuite une période de cicatrisation va permette à l’os de se reformer et de se fixer très solidement à l’implant dentaire. Ce phénomène est appelée ostéointégration. Il faut compter de 2 à 6 mois pour la phase d’ostéointégration.

  • Dans le cas de la méthode en 2 temps chirurgicaux évoquée ci-dessus, le dentiste fera une incision pour accéder à la vis de fermeture et la retirer.
  • Dans le cas de la méthode en 1 temps chirurgical, la vis est apparente, le dentiste à juste à la retirer, sans faire une incision. Pour cela on dit « 1 temps chirurgical ».

Phase prothétique

3 à 6 mois plus tard, l’implant est ostéointégré et la vis de fermeture retirée. Le dentiste visse alors une tige dans l’implant pour prendre une empreinte qui servira à la fabrication de la prothèse sur implant.

L’ajustement final se fait sur le pilier (appelé aussi faux-moignon), petite tige en métal qui est vissée dans la partie supérieure de l’implant dentaire et sur lequel va être scellée la dent (couronne ou bridge).

Méthodes actuelles et progrès en implantologie dentaire

Le « Flapless » : sans ouvrir la gencive et sans points de suture

Le chirurgien dentiste fait une ouverture circulaire de 4 à 5 millimètre dans la gencive, comme avec un emporte-pièce. Cela correspond environ au diamètre de l’implant. Moins de traumatisme au niveau de la gencive, conservation des papilles. Cette méthode en implantologie ne peut être réalisée que si les conditions sont favorables. En effet, il faut, entre autres, un minimum de hauteur et largeur d’os.

Avec le recul, nous constatons que le meilleur taux de réussite reste en ouvrant la gencive. Par ailleurs cette technique, pratiquée depuis plus de 10 ans, n’a pas été plébiscitée par les chirurgiens-dentistes.

Implantologie dentaire avec la robotique

Elle permet au chirurgien dentiste de planifier à l’avance l’intervention et de visualiser l’axe de forage où sera logé l’implant. Cette nouvelle technologie en implantologie dentaire avait fait ses preuves dans d’autres chirurgies (neurologie, cardiologie ou orthopédie). Cependant elle ne s’est pas imposée malgré le fait qu’elle permette une chirurgie moins traumatisante (sans décoller la gencive). En outre, elle ne serait plus utilisée en orthopédie (à vérifier toutefois).

Tout savoir sur l’implantologie orale

Nous avons trouvé sur internet un rapport de la Haute Autorité de Santé (HAS) en France datant de 2008. Toutefois, il est assez technique et plutôt destiné aux professionnels. Les plus passionnés y trouveront des informations intéressantes sur : les risques infectieux, la salle d’intervention, le nombre d’implants posés en France.
Conditions de réalisation des actes d’implantologie orale : environnement technique